La peur d’échouer en tant qu’entrepreneure

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La peur de l’échec est quelque chose que l’on retrouve régulièrement dans le cadre des accompagnements d’entrepreneure. La peur d’échouer, lorsqu’elle existe, est souvent nourrie par les blessures liées à votre moi profond ou votre enfant intérieur. Qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre, la peur d’échouer trouve nécessairement racine dans vos blessures passées et vos traumatismes d’enfance (comme la plupart des maux d’ailleurs). 

Plus particulièrement, on distingue deux états du moi dans la peur d’échouer en tant que cheffe d’entreprise. D’un côté, on retrouve l’être adulte qui n’a pas confiance en lui et qui ne s’estime pas, et de l’autre, on perçoit l’être qui est conditionné par une société formaliste qui rejette l’individualité.

L’entrepreneure qui manque de confiance en soi

Votre manque de confiance en vous vient forcément de quelque part. Il se peut que, plus jeune, vous n’ayez reçu que très peu d’encouragements et de reconnaissance (voire aucun.e) de la part de votre entourage. Le manque d’encouragement et de reconnaissance, durant la jeunesse, conduit à un sentiment d’illégitimité à l’âge adulte. Autrement dit, si vous avez peur d’échouer aujourd’hui, c’est certainement parce que vous avez peur de ne pas être reconnue à votre juste valeur, ou de ne pas être considérée si vous ne fournissez pas de « résultats » estimés comme suffisants.   

Dans ce cas de figure, vous devez impérativement prendre en compte qu’il s’agit d’émotions et de ressentis liés à votre passé. Votre valeur ne dépend pas des actions que vous allez mener ou des évènements que vous allez engendrer. Cette idée vient, quant à elle, du manque d’estime de vous-même. Si vous ne vous estimez pas assez pour savoir (et admettre) que votre valeur ne dépend pas de ce que vous réalisez ou non, vous devez alors travailler sur cette notion dans un premier temps. Votre métier, votre entourage, vos réalisations, votre clientèle ou votre vie ne définit pas la personne que vous êtes au fond de vous. Il est essentiel que vous dissociiez votre entreprise de vous-même.

Vous l’aurez certainement compris, votre manque de confiance en vous conduit à un manque d’estime de vous-même, qui conduit au manque de légitimité et à la dévalorisation. Lorsque vous vous dévalorisez, vous allez à l’encontre de vous-même et vous ne vous soutenez pas dans votre état d’être. Pour entamer le travail, il est alors nécessaire de prendre la pyramide à l’envers :

    1. S’autoriser à être vous-même : en arrêtant de vous flageller pour ce que vous êtes et en cessant de vouloir rentrer dans une case pour ressembler à ce que vous pensez que l’on attend de vous.
    2. Admettre que vous êtes légitime : par des affirmations positives ou des exercices d’introspection et de prise de recul.
    3. Vous auto-encourager : en vous valorisant et en utilisant uniquement un vocabulaire optimiste envers vous-même.
    4. Estimer votre valeur : en cessant de vous comparer et en regardant ce que vous avez déjà accompli.
    5. (Re)trouver confiance en vous : en prenant conscience de vos capacités.

Ce travail d’introspection est de considération peut être difficile (voire impossible) à entamer, c’est pourquoi il est important d’en parler et de vous faire accompagner si vous en ressentez le besoin. Vous pouvez également trouver (en ligne) de nombreux exercices et astuces pour amorcer des actions quotidiennes visant à retravailler votre état d’esprit. Les soins énergétiques, et plus particulièrement les accompagnements, peuvent être une véritable solution alternative pour vous sentir soutenue et accomplir de réelles avancées. 

L’entrepreneure qui cherche sa place au sein de son entreprise

Nous venons d’exposer le cas de l’entrepreneure illégitime en raison de son manque de confiance en elle, et nous allons maintenant réfléchir à l’entrepreneure qui ne trouve pas sa place au sein de sa société. Si tel est votre cas : pas de panique, vous n’êtes pas la seule et il existe même des entrepreneures chez qui cela prend des années (et tout se passe bien pour autant). Nous ne sommes pas éduquées dans une société qui valorise l’individualité, la prise de décision et les actions marginales. Pour être honnête, c’est même plutôt l’inverse. 

Gardez en tête que vous vivez dans une société conditionnée par de nombreuses notions, dont celle de l’échec.  Que ce soit à l’école, à la maison ou au travail, l’échec est toujours porteur de valeurs négatives. L’échec, tel qu’il est présenté, porte une notion d’erreur, de prise de décisions malencontreuses, de démolition et de défaite. Et pourtant…

Prenez le temps de réfléchir aux « échecs » que vous avez essuyés dans votre vie, à ce qu’ils ont fait naître en vous et à la façon dont vous les avez surmontés. Maintenant, posez-vous la question : que m’ont-ils apporté ? Vous aurez très certainement de nombreuses réponses. Parce que ce que l’on considère comme des « échecs », ce sont souvent les épreuves qui nous permettent de réfléchir, de remettre en question, de bousculer l’ordre établi ou de recommencer (autrement). Ce que je souhaite vous transmettre à travers ça, c’est que l’on catégorise souvent les « échecs » à tort. 

Et si vous décidiez désormais de vous les échecs comme des chances de recommencer ? S’ils n’étaient plus porteurs de « défaite » mais de « seconde chance » ? Imaginez juste une minute que vous ayez été éduquée à travers cette croyance-là, la croyance selon laquelle tout projet qui n’aboutit pas n’est que la naissance d’une seconde chance. Pensez-vous (honnêtement) que vous auriez autant peur de l’échec ? 

Personnellement, je ne le pense pas. Et c’est en ça que j’admets que l’éducation et la société sont (en partie) responsables de votre perte de repère et de votre sentiment d’infériorité. Qu’il s’agisse de l’école, des examens, des entretiens d’embauche, de tests d’admission ou que sais-je : il a toujours existé une véritable pression sur vos épaules, cette même pression qui crée aujourd’hui en vous ce déséquilibre en tant qu’entrepreneure. 

Il est désormais de votre responsabilité et de votre devoir de travailler à déconstruire les codes que vous portez sans même vous en rendre compte. Vous devez reprendre en main votre place au sein de la société, selon vos convictions profondes et vos valeurs. N’ayez plus peur d’admettre la personne que vous êtes et les intérêts que vous défendez au sein de votre entreprise : vous expérimentez, vous créez et vous êtes, alors allez-y pleinement !